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I wish you good Fortune | Pv Eddard Stark

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Message Sujet: I wish you good Fortune | Pv Eddard Stark Sam 22 Sep 2018 - 16:15

I wish you
Good Fortune


Château de Winterfell | Veille de la Cérémonie.

Alors qu'il venait seulement de quitter la porte close qu'il avait surveillé tout le long du jour, le Dornien ne parvenait pas à se distraire de l'inquiétude résignée qui logeait dans son coeur. Quel que fût le cours que prenaient ses pensées, il en revenait toujours aux mêmes questions qu'il ne pouvait ni résoudre ni cesser de se poser. Son regard porté haut se baissait pourtant doucement vers le sol qui défilait sous ses pieds, prostré et las.
Le Roi, plutôt que de répondre à l'hospitalité du Nord, avait préféré appliquer ses habitudes au sein de la demeure seigneuriale lavé de tout scrupule ou égard envers les Stark. Ses journées, il les écoulait derrière la porte de la chambre de maître qu'on lui avait généreusement ouverte, et qu'il avait aussitôt refermée, déjà aigri d'un voisinnage qu'il méprisait, abhorrait même. Imposant son aura vénéneuse sans permettre qu'on le dérangea, gardé par les hommes qui avaient juré de le protéger. Arthur avait entendu parler de la chasse que leurs hôtes avaient organisé dans l'espoir de distraire la compagnie royale à laquelle on les avait contraint. Si peu disposés à s'accorder en temps normal, le père et le fils s'étaient pourtant  distingués de cette offre en la refusant d'une même voix; avec le flegme ainsi que toute l'absence de complaisance que leur rang leur permettait d'afficher sans autre motif que l'ennui que leur provoquait l'idée seule d'y participer. L'indépendance des Dragons était source de fierté autant que de soucis.

Du maigre soleil qui avait embrassé le ciel du Nord, il ne restait presque rien. Les ombres le lui avaient pris. Déjà on avait allumé les torches dans les couloirs aux allures de tombeaux; les bougies avaient été dressées dans les chambres, suspendues aux hauteurs des plafonds et leur lueur frémissante se troublait d'autant plus que la fumée que respiraient les âtres se répendait partout dans le château comme un fin brouillard matinal. D'ailleurs, n'y avait-il pas de l'humidité, parsemée sur la cape de fourure pâle qu'il portait, imitant la rosée jusque sur ses épaules? Aucune cheminée ne semblait pouvoir faire reculer le Nord. Ni le soleil ni le feu n'y pouvait rien changer. Toutes les nuits étaient la même nuit. Tous les froids étaient le même froid.
Alors que son pas cinglait la pierre, sa cotte de maille, dans un froissement métallique continu, hantait les halls de la trace de sa présence. Parfois, il lui semblait qu'on l'évitait sciemment. Souvent les regards se baissaient en le croisant, comme si sa seule compagnie était une extension des reproches injustes et imprévisibles dont on savait son maître capable. De plus, l'Epée du matin, à cheval sur l’étiquette et sur la différence des rangs, n’invitait que rarement les domestiques à oser espérer sa compagnie, mais il lui plaisait de montrer dans la personne de son écuyer, qui s'occupait sans trop de maladresse de maintenir ses effets personnels ainsi que ses destriers en belle forme, que tous les hommes étaient égaux.

« Ah ! je le reconnais bien là tout entier ! » Ricanna la voix sombre d'Oswell dans l'ouverture d'une porte mal refermée. Le Garde Royal était un des rares à ne pas redouter son rude compagnonage car il ne semblait rien redouter dans ce monde, si limpide sous son regard cynique et intraitable. Aussi des sourires présents sur les visages, seul le sien persista à l'apparition soudaine du Dayne dans l'entrebaillement de la porte de l'antichambre. Les écuyers s'affairèrent soudain à leur devoir, s'empressant de rassembler armures et tissus, la tête basse, mais le rire au bord des lèvres.
Le Dayne, qui se tenait debout sur le pas de la porte, les regardait avec étonnement, et ne comprenait pas ce qu’il pouvait y avoir là de risible ; tout ce qui touchait au Roi-car il devinait qu'il était question de lui- lui inspirait un respect religieux, qu’aucune critique ne pouvait affaiblir. Le fils des Météores s'était toujours senti proche du chevalier d'Harrenhall au jugement si rude, par l'esprit à défaut du biais d'une camaraderie que les deux hommes ne parvenaient pas à construire; il lui aparaissait plus souvent encore comme sa politesse et sa discipline les différenciaient.

« Ne crois-tu pas qu'il faudrait l'aérer demain?… » cingla une fois de plus la langue du Garde Royal. L'air ravi et provocateur que les yeux mauves du chevalier purent lire dans son expression lui laissa une désagréable impression. La plaisanterie du Whent était d'autant plus cruelle qu'elle détenait une part non négligeable de vérité, et qu'il n'en possédait pas la réponse.

Arthur, auquel déplaisait la hardiesse de ces propos, allait y répondre, lorsque des pas inattendus se firent entendre. Ordonnant le silence d'un geste de la main et avertissant l'amuseur d'un regard grave, il ne put étouffer les rires sous cape qui s'échangèrent dans son dos, certainement provoqués par des coups d'oeil complices lorsqu'il se tourna pour observer le couloir à sa droite, sans un mot pour ses pairs.

Avec un froncement de sourcils qui lui donnait un air perplexe, le porteur d'Aube se recula de l'entrée. Son regard s'était posé sur la nuque brune d'un grand enfant de dix-huit ans en la reconaissant instantanément. La démarche  sereine du jeune Stark, ses allures souples et calmes contrastaient si singulièrement avec la tenue sévère et farouche de sa Maison, qu’on aurait pu y soupçonner une arrière-pensée de sa part. Il était difficile de reconnaitre dans sa sage silhouette la réputation de son ainé, ou l'agitation de sa soeur. Dans le coeur, les manières et l'esprit, le jeune homme avait fait naitre chez l'Epée du Matin une certaine curiosité à son égard.

« Ser Eddard, attendez! » Le héla-t-il, de cette voix impassible qui soufflait le chaud et le froid entre ses lèvres. L'ayant rattrapé dans le bruissement de la lourde cape de fourure qui tombait jusque contre ses mollets, il poursuivit: « Je m'attendais à vous savoir en ville, à célébrer les dernières heures de liberté du futur marié. N'est-ce pas là la place d'un frère? » Bien que couronnés d'une expression dubitative et solennelle, ses propos étaient teintés d'une sorte de soulagement. Il était attendu pour souper. Mais à la lueur de la torche crépitante qui surplombait leur échange, le Garde semblait prêt à imposer un léger retard contre cette rencontre dont il gardait le motif dissimulé derrière le regard insaisissable avec lequel il considérait le jeune loup.




|"Et nous tant que nous sommes, Guépards, Chacals, Brebis, nous continuerons à nous considérer comme le sel de la terre."|
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